lundi, juillet 10, 2006

Déménagement

brikabrock v3.0 se trouve ici http://brikabrock.over-blog.com
POur une meilleure lisibilité, etc.

lundi, juillet 03, 2006

Grand Corps Malade

Il est partout, en télé, en radio (enfin limité quand même), en concert...c'est le truc du moment pour faire bien dans les repas branchés.

Non, plus sérieusement, c'est un jeune homme de Saint-Denis, handicapé suite à un accident et slammeur assez talentueux...car non, les slammeurs ne sont pas que des gens qui nous mettent les pieds dans la figure pendant des concerts, ce sont aussi des poètes modernes, des poètes de la rue en quelque sorte.

Le slam redonne ses lettres de noblesse au rap, ou du moins à la culture urbaine, largement remise en cause voire dénigrée en novembre dernier.
A l'écoute, de l'album de Grand Corps Malade, midi 20, on voit Saint-Denis (et même la vie) sous un autre angle. Un regard tolérant et optimiste, c'est ce qui se dégage de cet album, émouvant avec une pointe d'humour.
L'écouter d'une traite m'est encore difficile, j'avoue me lasser par moment de sa voix grave sur des arrangements musicaux souvent dénués, mais les textes sont prenants, diversifiés, et quand on y prête attention, on se laisse rapidement emporté par son flow...

Mentions spéciales à 6e sens ; les voyages en train ; st-denis ; mon cœur, ma tête,…

Les cowboys fringants : entrevue

Les Cowboys Fringants revenaient en avril dernier en France pour notre grand plaisir. Entre les balances et autres préparatifs du concert, ils nous ont accordé une entrevue dans les loges du Bataclan. Rencontre avec Dominique, batteur, Marie-Annick, violoniste et Karl, chanteur.



***

Comment l’opportunité s’est-elle présentée pour arriver en France ?
Marie Annick : par des gens qui écrivaient sur notre site Internet, qui voulaient nous voir, qui nous connaissaient par Internet parce que nos disques n’étaient pas encore distribués ici à cette époque là…Puis vu que la demande était là, on a réussi à venir faire l’Elysée Montmartre, c’est tout je pense c’te fois là.
Dom : oué, on était venu pour un concert, pour tâter le terrain puis voir si ça pouvait peut-être aller plus loin, revenir pour plusieurs dates ensuite peut-être.
Marie Annick : c’était une demande des gens de nous voir aussi.

« On était venu pour un concert, pour tâter le terrain puis voir si ça pouvait peut-être aller plus loin »

Quelle image avez-vous de la France et des Français ?
Karl : une carte postale.
Dom : bleu blanc rouge.
M-A : très sympathique. Les gens sont super sympathiques
Dom : je sais pas… il y autant de différents Français que de différents Québécois. Pis c’est vrai que les régions sont différentes l’une de l’autre.
M-A : on est bien reçu ici. Dans les salles de spectacle, c’est toujours agréable.

Comment se passe la tournée ?
Karl : ça va très bien jusqu’à maintenant, on a joué à Nancy, au Zénith, il y avait presque 800 personnes.
M-A : non
Karl : plus que ça ?
Dom : en tout c’était 900
Karl : 900 personnes, les gens ont apprécié ensuite on est allé jouer à Bordeaux, c’était presque complet et c’était extrêmement plaisant aussi, les gens appréciaient, sautaient partout, dansaient, chantaient avec nous.
Dom : ça paraissait qu’à Bordeaux on y était allé déjà une fois, ils nous avaient déjà vus je pense ce qui fait qu’ils étaient moins gênés peut être, c’était plus fou.
Marie-Annick : ça va très bien jusqu’à là.

Comment se passe la composition des chansons ? (texte puis musique, etc.)
Dom : des fois l’idée ou quelques lignes viennent avant d’être mis sur la musique mais généralement la musique sert de base…Jean-François (ndlr : guitariste et principal parolier) surtout a des mélodies en tête ou en bande, puis à un moment donné il a une idée qui vient, il y a une idée qui va coller sur la musique…Ok je vais développer mon texte sur cette musique là, j’avais une idée de parler de telle chose, je vais mettre les mots puis ça colle bien sur chaque note.

Avez-vous commencé à composer pour un nouvel album ?
Dom : bah apparemment, il y a déjà des choses qui se préparent tranquillement.
Marie-Annick : mais on n’est pas rendu là encore. Notre tournée elle va terminer au mois de décembre, la tournée de la Grand-messe. Après ça on se concentrera sur un autre disque mais pas avant.
Dom : parce que même si on ne fait que quelques dates ici, faut pas s’imaginer qu’on est en vacances chez nous, on joue beaucoup beaucoup beaucoup.

Vous revenez pour l’été en France ?
Marie-Annick : oui, on fera quelques festivals dont trois très importants, qui sont les plus gros je pense là, on en a entendu parler : les Vieilles Charrues, les Francofolies de la Rochelle et le Paléo Festival, en Suisse. C’est trois parmi…je sais pas combien qu’on va en faire…
Dom : on est sensé en faire 5 en tous cas au moins.

« On fera quelques festivals dont trois très importants »

Quelles sont vos influences musicales ?
Dom : l’une de nos grandes influences c’est Sunny bien sûr, notre guitariste substitut qui drumme présentement. Bah c’est tellement varié… les influences pour la musique, les textes c’est une autre affaire, l’attitude c’est une autre « game » aussi…
Marie-Annick : mais mettons que dans les auteurs compositeurs qu’on aime bien qu’on écoutait à la maison, c’est sûr qu’il y a eu Renaud qui a été une source d’inspiration, Plume Latraverse qui vient de chez nous, Richard Desjardins de chez nous. Sinon en France présentement, on aime beaucoup Thomas Fersen, Bénabar, Mickey 3D, Tryo, les Ogres de Barback,…
Dom : sûr que les trois premiers c’est une grosse influence, Jean-François (ndlr : guitariste et principal parolier) les a beaucoup écoutés, puis ils ont comme point commun de jouer des fois avec l’humour mais de beaucoup dénoncer, de passer des messages politico-social etc.

Avec qui aimeriez-vous travailler ?
Dom : celui qu’on nomme toujours en premier je pense, on a déjà joué avec Mickey 3D, ça serait comme naturel de jouer avec eux en France en tous cas. On leur relance l’invitation encore indirectement parce que bon, on les trouve très intéressants, très gentils, pis au niveau du message ben, ça colle tsé. Sinon Marie ? Karl ? à part Pear Jam qui est un ton rêve ultime..
Karl : c’est sûr que tourner avec Pearl Jam ça serait quand même le fun...mais sinon au Québec il y a Richard Desjardins, je sais pas si vous connaissez ici en France…qui est un grand chanteur de chez nous..Pis c’est tout…
Dom : en fait au Québec on s’est déjà offert cette chance là.
Marie : on a déjà joué avec les groupes qu’on aimait.
Dom : on joue beaucoup avec les groupes qu’on aime…peu importe le genre musical, on a organisé des tournées musicales avec beaucoup de groupes, des groupes qu’on avait choisis.

« C’est sûr que tourner avec Pearl Jam ça serait quand même le fun... »

Avec Robert Charlebois ?
Dom : oui on a joué avec Robert, c’est cool là ! (ndlr : le 20 mai 2005 au Zénith de Paris)
Marie : on a joué en France avec lui, pas au Québec.
Karl : on a joué pour lui au Québec. On a faite deux fois partie d’hommage à Robert Charlebois, on est allé jouer des chansons de lui sur scène.
Dom : pis la fois qu’c’était pour la télévision, on a été coupé !



Comment expliquez-vous qu’il y ait si peu de groupes québécois qui s’exportent en France ? Il y a vous, les Trois Accords, .il y a eu les Vulgaires machins qui ont fait des premières parties de groupes…sinon c’est que de la variété..
Dom : t’as parlé de variété, ça doit être un des deux éléments pourquoi il y a peu de groupes qui s’exportent ici…il y a une notion je pense de profit, d’argent de ceux qui contrôlent les radios, la télévision, les journaux, magazines. Chez nous c’est pareil à plus petite échelle, ici c’est ces gens-là qui contrôlent.
Après ça, la scène alternative, il y a déjà 70 000 groupes en France…fait que c’est pas facile de se trouver une petite place là-dedans.
Karl : puis ça coûte quand même assez cher aussi.
Marie : il y a peut-être des groupes qui collent pas aux Français, ptête que les français aimeraient pas le style musical ou ne comprendraient pas assez les paroles…Mais la variété c’est ça qui fonctionne ici mais ça fonctionne aussi chez nous pour le grand public, c’est peut être pour ça qu’il y en a plus…

« On se fait un devoir de chanter en français »

Chanter en français n’est-il pas paradoxalement un handicap pour l’exportation ? Les groupes belges qu’on connaît sont anglophones, Simple Pan fonctionne bien et ils chantent en anglais…
Marie : nous c’est un devoir qu’on se fait de chanter dans la langue dans laquelle on parle, avec les mots dans lesquels on parle dans le quotidien. Je pense aussi que ça a un lien avec le fait qu’on soit pas beaucoup de francophones dans toute l’Amérique du Nord qui comporte des milliers et des milliers d’anglophones…puis nous, je pense que c’est aussi un côté de revendiquer notre langue qu’on aime..
Karl : on se fait un devoir de chanter en français, jamais on ne chante en anglais à part pour déconner…
Marie : on n’a jamais eu l’intention d’être un groupe qui fonctionne partout sur la planète non plus. Je pense que ça a commencé tout petit pis ça a grossi tranquillement parce que les gens appréciaient ce qu’on faisait mais jamais on n’a eu un but de carrière qui était international ou quoique ce soit. Même la France on est ici parce que les gens veulent nous voir.
Karl : on cherchait pas à venir faire carrière ici…on fait carrière au Québec puis on ne cherchait pas vraiment à faire carrière au Québec non plus donc..tout nous arrive comme ça.
Marie : c’est l’fun, on voulait bien mais tsé on est conscient quand même que c’est un milieu difficile, pis ça veut pas dire que même si toi t’aimes ce que tu fais que les autres vont apprécier…enfin c’est le public qui décide si t’es là ou t’es pas là.

« On fait nos chansons pour le public québécois pis les Français nous apprécient tel quel »

Votre succès croissant en France aura-t-il des conséquences sur votre évolution musicale ? par exemple, traiter de thèmes plus globaux et moins centrés sur le Québec…
Dom : tu sais quoi ? il y a des journalistes au Québec qui ont osé dire que la Grand-Messe (ndlr : leur dernier album en date) avait été écrit pour la France ! La toune (ndlr : chanson) sur Lévèsque (ndlr : fondateur du Parti Québécois et premier ministre du Québec dans les années 70), En attendant,…on parle aussi joual (ndlr : québécois) qu’avant...mais ils racontent n’importe quoi…
M-A : mais déjà pour la Grand-Messe il y a des chansons qui survolent des thèmes plus globaux, plus sociaux, plus international dans l’sens que tout le monde peut s’y rattacher…pis même sur Break Syndical (ndlr : avant dernier album) aussi, il y a des chansons qui parlent d’un ami qui feele pas bien…j’pense que c’est quelque chose que vous pouvez comprendre ou que vous vivez vous aussi.
Dom : mais sinon naturellement, c’est pas dans le but de fonctionner en Europe. De toute façon, nous, pour fonctionner en Europe si tu veux, il faut justement être nous mêmes, faut justement dire « à boire tabarnak ! ». On fait nos chansons pour le public québécois pis les Français nous apprécient tel quel. On changera pas.
M-A : on fait pas pour le public québécois, on les fait comme nous on les sent. Si le public aime ça, tant mieux.
Karl : en fait, on fait des albums qui nous font plaisir avant tout. Pis je pense que c’est le meilleur moyen de durer par la scène.

Ne craignez-vous pas qu'avec le temps, vos préoccupations sociales, économiques ou environnementales changent et se mutent?
Dom : le danger est effectivement là. Ca fait que il faut peut être se le rappeler entre nous ou que les gens nous le rappellent « eille attention là ! ». Mais j’pense que déjà en étant cinq, on se motive les uns les autres ou on se propose des pistes des fois…là on travaille, enfin surtout Jérôme (ndlr : bassiste) travaille sur la fondation des Cowboys Fringants où les fonds qu’on ramasse vont pouvoir être distribués à des organismes. Ca fait qu’en se gardant éveillé à tout ça, en étant cinq ou six à s’encourager, je pense qu’on se surveille.
Karl : faut dire aussi que ça fait dix ans que le groupe existe, à part le fait qu’il y a plus de gens qui nous connaissent maintenant, je pense pas qu’on ait changé beaucoup en tant que personne…

« A plusieurs on peut quand même « désempirer » la chose. »

On est aussi épais (ndlr : bêtes) qu’avant, on est aussi déconneur…pis j’pense pas que le succès premièrement nous a pas monté la tête…et avec la gravité des situations qu’on dénonce, j’pense pas que ça va aller en s’améliorant donc on peut juste être de plus en plus conscientisé pis nous peut être qu’on est, parce que vl’à dix ans, il y avait peu de gens qui étaient intéressés à recycler ou s’occuper mettons de faire du tri sélectif ou des choses comme ça. Là aujourd’hui ça devient de plus en plus criant comme besoin : nous on vit la fonte des glaciers, le réchauffement de la température, vous ça va vous frapper par…ça va se refroidir en France héhéhé...donc vous allez peut être avoir des hivers de six mois, pis nous là on va avoir l’été à l’année.
Dom : pis nous là on va produire du vin pour vous !
Karl : oué, sauf qu’éventuellement ce qui va arriver c’est que tout va brûler, l’écosystème, les animaux vont périr.
Dom : on va produire du vin avec un cancer de la peau !
Karl : haha…Donc là présentement, j’pense pas qu’il y ait un être humain sur la Terre qui ne puisse pas accepter le fait que ces choses là sont réelles et s’en viennent donc nos préoccupations vont pas changer d’ici dix ans. Dans dix ans ça va être pire, ça va être encore d’autres préoccupations, donc si les gens ne sont pas au courant présentement, qu’ils se renseignent et ils verront que la situation n’est pas si glorieuse que ça.
Dom : pis qu’à plusieurs on peut quand même, moi comme j’aime dire, « désempirer » la chose.
Karl : ouais, en posant tous un petit geste. Parce que puisque souvent les gouvernements eux ne posent aucun geste, ils font des promesses pour attirer l’électorat, pis après ça ils se défilent en ne tenant pas leurs promesses.
Dom : c’est pourquoi il y a un euro par billet qui va aux amis de la Terre, qui est un organisme qui travaille en parallèle des gouvernements.
Même en France ?
Karl : oui !
Dom : en fait surtout en France parce que chez nous c’est d’autres organismes mais qui sont dans le même genre.

N'avez-vous peur que votre succès devienne commercial, trop commercial ?
Karl : ça c’est pas nous qui décide, la guerre là, populaire, commercial et d’tout ça. Notre message a besoin d’être diffusé pis si les gens considèrent que passer par les radios pis tout d’ça ça fait de nous des gens commercial ou comme ça, bah c’est leur choix à eux. Je sais déjà qu’il y a des gens qui ne nous écoutent plus parce qu’on joue dans certaines radios, bah…just too bad. On peut rien y faire, c’est pas notre choix nous autres de devenir des mégastars, je dis pas qu’on est des mégastars non plus. C’est juste que aujourd’hui notre message est diffusé, pis les gens l’écoutent. On perd des gens à cause de d’ça pis on en gagne d’autres à cause de d’ça. Donc si les gens pensent qu’on est commerciaux, faut juste les amener nous voir en spectacle, pis ils vont voir c’est quoi un « band » commercial qui fait 3h de spectacle.
Dom : qui casse tout !

« Je sais déjà qu’il y a des gens qui ne nous écoutent plus parce qu’on joue dans certaines radios, bah…just too bad »


Plusieurs groupes québécois après un avoir connu un succès se séparent. Qu'est-ce qui explique que vous soyez si unis après toutes ces années?
Dom : c’est qu’il faut pas coucher avec la blonde de l’autre.
Karl : en fait ça, je pense comme je disais tantôt, c’est un problème d’ego. C’est que les gens actuellement dans les groupes, il y en a tout le temps un qui décide de dire : bon bah là ça marche, moi je vais me servir de tout ça, je vais faire ma carrière solo, je vais partir. C’est pour ça que les groupes se séparent tout le temps, c’est la raison unique de, je dirai pas juste au Québec, partout dans le monde c’est comme ça.
Dom : des fois c’est des histoires d’argent qui n’est pas partagé.
Karl : ou c’est pas assez rentable, on pourrait faire toutes ces salles…je parle pas d’exemple mettons Dany Bedar ou de Boom Desjardins là, tsé, qui décident de partir parce que eux autres, au lieu de splitter ça à 5, 6, j’vais faire tout d’ça tout seul, je vais faire plus d’argent, ça fait grossir leurs egos, ils deviennent de la merde après, ils deviennent inécoutables et pathétiques..et là je parle juste des deux personnes que j’ai nommées hahaha ! (sadique)
Dom : ohh…
Karl : Ca sort où, j’peux en avoir une copie de d’ça ?
Nan mais c’est ça, le problème, la minute où le succès te monte à la tête un peu, j’pense...mais il y a des manières, je prends mettons Louise Attaque qui ne s’est pas vraiment séparé mais il y a eu des projets parallèles, Tarmac et ces choses-là, tsé quand c’est des petits projets. C’est sûr que le musicien cherche à vouloir se libérer..se…qu’est-ce que je cherche là ?
Dom : changer d’idée ?
Karl : non…exploiter son instrument, il décide de faire un projet, il a le goût explorer de nouveaux horizons.Admettons quelqu’un qui tripe plus Jazz, il va faire un projet jazz qui feelera pas vraiment avec le groupe dans lequel il était. Ca c’est normal, ça ça se fait..Pis c’est très sain même, ça devrait être faite par tout le monde, je comprends pas pourquoi les gens du groupe refuseraient que la personne qui a le goût de faire quelque chose plus personnel sans mettre un terme à son union avec le groupe. Parce que ça serait ridicule. C’est ridicule.
Dom : en fait il y a un paquet de raisons que peut être nous on connaît pas encore parce que, on a grandi tranquillement à cinq, on a eu des hauts et des bas ensemble. Ptête si le succès était arrivé en douze mois bah là…
M-A : mais il y a des groupes qui se séparent aussi parce que le public est plus là.
Karl : pis il y a des groupes, c’est peut être de contraintes familiales, tsé, t’es rendu avec sept enfants, j’parle de Dom (ndlr : le seul du groupe à être père)… ça fait que la famille…
M-A : ...nan mais je pense qu’on a répondu à la question.

Comment avez-vous perçus les derniers évènements sociaux et politiques ? (banlieue, cpe, …)
Dom : on était ici en novembre…le CPE on n’a pas vraiment suivi, on n’est pas au courant...mais tout ce qui est déclaration de Sarkozy, bah écoute on est pas surpris que les gens réagissent comme ça. Il y a un peu de télé pis de radio là-dessus… faut être curieux quand même.

Est-ce que les problèmes politiques québécois rejoignent les préoccupations des jeunes Français?
Dom : beaucoup de Français sont intéressés en tous cas à ce qui nous arrive, à ce qui se passe. Pis souvent tout ce qui est notre réaction par rapport à la guerre en Irak ou comment on va réagir avec l’Iran, ça c’est l’international donc nécessairement ça peut être intéressant pour les Français.
Karl : ça ça touche le Canada…pas vraiment le Québec…
Dom : non mais regarde, si Harper il déclare la guerre, là nous on se prépare…sinon au niveau de la séparation du Québec là ça a pas beaucoup changé ces dernières années.
Karl : pis faut demander aux Français, nous on sait pas vraiment comment ça les touche, comme nous avec la politique française, faut vraiment être intéressé…si t’es pas plus ou moins intéressé, t’as tendance à passer au dessus des sujets…si ça les touche tant mieux, si ça les touche pas…c’est…c’est pas très très plaisant non plus, la politique de toute façon, c’est pas l’fun.

« C’est plein de bonnes raisons pour promouvoir nous-même notre pays au lieu d’être l’espèce de dernier wagon du Canada. »

Croyez-vous encore à la cause souverainiste ou comme dans votre chanson "Lettre à Lévesque", vous croyez qu'il reste encore beaucoup à faire avant que les Québécois obtiennent leur pays?
Dom : avoir un autre chef du parti Québécois. Il y a beaucoup à faire, ya des jours on se demande si c’est vraiment la bonne chose à faire, pis le lendemain l’extrême droite est élue au Canada, donc la on se dit : oué, probablement, ça serait mieux qu’on fasse la souveraineté. Il y a beaucoup à faire, c’est de changer la mentalité générale des individus peut-être, pour les laisser croire qu’au Québec on est capable, on n’est pas des truites là, on n’est pas des cons là..On pourrait très bien…
Karl : le Québec c’est un des plus beau pays du monde, la culture est géniale, il y a autant d’auteurs, de cinéastes, de musiciens, de groupes…probablement qu’il y a plus de groupes de musique au Québec qu’il n’y en a dans le reste du Canada. Pis notre cinéma est exploité, il y a plein de bons films chaque année qui sortent, plein de belles choses on parle français, on est les seuls 7 millions dans toute l’Amérique du Nord, c’est plein de bonnes raisons pour promouvoir nous-même notre pays au lieu d’être l’espèce de dernier wagon du Canada.

***
A suivre cet été …
http://www.cowboysfringants.com
http://www.cousinsfringants.asso.fr
pour de plus amples informations


jeudi, juin 29, 2006

Bénabar, artiste de métier


Bénabar est un parolier talentueux. On sent dans la manière de tourner ses textes son passé cinématographique (il a en effet réalisé quelques courts métrages, travaillé sur des épisodes de la série H). Il sait manier avec justesse l’humour pour décrire la société et les comportements des individus. Il raconte des scènes de vie apparemment banales avec brio pour en faire des petits bijoux de cynisme décapant.

Prenons l’exemple de « Porcelaine » : ça pourrait être une histoire à l’eau de rose, basique, une fille qui multiplie les histoires compliquées (un homme marié, un violent, un macho, un artiste, un drogué, lui) et ça se transforme toujours en échecs sentimentaux. Bref, c’est auprès de son psy qu’elle trouve de l’écoute et va donc naturellement tomber amoureuse. Là on se dit, c’est beau, c’est magnifique, c’est émouvant, on s’emballe, on veut y croire (et elle aussi) mais non…ce psy a des penchants sado-maso…ça casse tout le rêve de l’amour candide et tendre que cherche cette jeune femme. Retournement de situation au cours de la chanson qui permet de retrouver la situation de départ (« ya pas forcément de prince charmant derrière tous les crapauds »), construction assez classique en cinéma.

Autre exemple, autre construction dans la chanson inédite « le psychopathe ». Là, on part de la situation actuelle, un homme se retrouve à la porte et il supplie sa copine de lui ouvrir. Au fur et à mesure de la chanson, à travers des retours en arrière, on comprend petit à petit pourquoi il est arrivé à une telle situation : il a trompé sa copine (qu’est-ce qui m’a pris de scier la branche ou j’étais assis, un moment d’absence, moment d’absence, blonde et très jolie (…) ouvre-moi chérie). Il essaie de se faire pardonner mais à travers les explications qu’il donne, on saisit mieux la complexité de la situation : le « moment d’absence » en question était en fait la sœur de sa copine (« cette fille là, elle compte pas pour moi, c’est une fille facile, une aguicheuse, une briseuse de couple, une menthe religieuse….d’accord j’arrête d’insulter ta sœur ») qu’il a fini par découper à la tronçonneuse (qu’est-ce qui m’a pris de scier cette fille, un moment d’absence, moment d’absence, blonde et très jolie). Construction en flash back classique aussi.

Mais en plus de scénariser ses chansons, on pourrait dire tout simplement que c’est un fin observateur. Il décrit les comportements sociaux, en accentuant les traits. Voilà pourquoi on peut aussi voir en ses chansons un travail sociologique, la matière première des sociologues étant l’observation de leurs contemporains. Et qui ne s’est pas reconnu dans une des chansons de Bénabar ? Par ailleurs, la chanson « Majorette » n’est-elle pas une illustration du processus de stigmatisation énoncé par Erwing Goffman ? Le personnage dans cette chanson, membre d’une fanfare, est apparemment considéré comme anormal (« d’habitude on me moque alors j’aime bien qu’on me confonde avec le fils du notaire, le gérant de l’épicerie, moi j’ramasse les feuilles pour la mairie »). Or la stigmatisation a été décrite par Erwing Goffman comme un processus de discréditation qui touche un individu considéré comme «anormal», «déviant». Il devient alors réduit à cette caractéristique dans le regard des autres (« le bon à rien qui a pas toute sa tête »). Cette «étiquette» justifie une série de discriminations sociales, voire d’exclusion (« parce que dans ma tête il y a un truc qui va pas, la patrie et Nadège, ils veulent pas de moi »). Le stigmatisé se construit alors en fonction de ces rejets en développant une dépréciation personnelle altérant l’image de soi et légitimant ces jugements négatifs de façon irréversible le plus souvent. Autrement dit, étant catalogué bon à rien, il va agir comme tel et justifier son étiquette : « d’ailleurs je m’en fous de tout (…)je voudrai tous qu’ils crèvent (…) je vais faire des fausses notes, (…) leur gâcher la parade, leur casser les oreilles, je suis bon à rien la preuve, je ramasse des feuilles mortes ».

Bref, tout ça pour trouver des excuses pseudo intellectuelles au fait que non, Bénabar ce n’est pas qu’un simple gars bien habillé qui utilise une recette peu originale mais efficace consistant à rabâcher un même thème, les déboires de la vie (de couple), avec humour (ou cynisme) pour séduire la gente féminine…car Bénabar, son truc, c’est plutôt la chanson.

Femmes Actuelles


Patrick Juvet se demandait : où sont les femmes ? Shamrock répond… (ou pas)

***

Alors que Ségolène Royale fait sa tournée au Chili, que Michele Bachelet est depuis élue présidente du Chili, que la télé se féminise de plus en plus (présentatrices de jt, etc.), la scène féminine se développe et s’expose de plus en plus.

Certes, les chanteuses ont toujours existé, La Callas, Edith Piaf, Barbara, etc. ont toujours été très respectées et personne n’a remis en cause leur talent, elles font partie du patrimoine culturel.

Puis, dans la société de consommation, les maisons de disques n’ont pas hésité à mettre en avant les personnalités physiques des chanteuses… Les Jennifer Lopez, Christina Aguilera, Britney Spears, Shakira sont aussi célèbres pour leur plastique que pour leurs tubes. Et en faisant jouer cet aspect là, les femmes ont souffert d’un certain discrédit artistique.

Courtney Love est et restera avant tout la femme de Kurt Cobain, Gwen Stefani attirera toujours un certain public grâce à ses formes et ses tenues, France Gall a connu du succès grâce à ses paroliers Serge Gainsbourg et Michel Berger, etc.

Mais il existe des chanteuses qui se sont fait (re)connaître par leurs textes,musiques plus que par leur déhanchement. Joan Baez, Janis Joplin, Patti Smith (qui ont un petit côté masculin, soit dit en passant) sont des icônes du rock et reste, du moins pour la première, encore aujourd’hui inégalée.
Dans un style plus calme, Françoise Hardy impose un certain respect, tout en réserve et humilité. Et c’est dans la lignée de Françoise Hardy qu’une nouvelle génération de chanteuses émerge sur la scène française. Elles n’ont pas de prétentions apparentes, occupent très peu les médias, s’accompagnent souvent d’une guitare simple et chantent en leur nom et non au sein d’un groupe, accompagnées de musiciens. Et depuis quelques années, les médias spécialisés, les « gens du métier » n’hésitent pas à mettre en avant leur talent.

L’émergence de cette scène féminine a été favorisée par l’énorme succès inattendu de Carla Bruni… Des millions d’albums vendus par cette ex-mannequin à la voix fluette, qui écrit ses propres paroles et joue elle-même de la guitare, aidée et soutenue par l’ex-guitariste de Téléphone, Louis Bertignac. Zazie aussi a fait son petit bonhomme de chemin, connaît un succès populaire et garde l’image d’une artiste simple et sympathique (elle m’avait d’ailleurs très agréablement surpris en concert aux vieilles charrues). En plus de succès en terme de ventes de disques, la Grande Sophie s’est vue remettre en 2005 la victoire de la musique « découverte scène ». D’autres artistes ont reçu des prix moins médiatiques : Camille a obtenu le prix Constantin (et succédé ainsi à Mickey 3D entre autres), Pauline Croze a reçu le prix Adami-Bruno Cocatrix, etc. Elles n’ont pas toujours des supers voix mais ont une plume, un style, une recherche artistique. Elles font partie de cette « nouvelle scène française », nouvelle chanson française et bénéficie du succès de -M-, Bénabar qui n’hésitent pas à les faire jouer en première partie et les inviter aux émissions qui leur sont consacrés (notamment taratata, avec -M- en janvier dernier, la musicale sur canal +, etc.). Cette scène à la spécificité de ne pas avoir trop de paillettes, être sympathique, proche du public (on se reconnaît dans beaucoup de chansons) et de se former grâce aux concerts, de vivre grâce à eux, d’enregistrer un album pour avoir un support, sans forcément avoir beaucoup de moyens et c’est aussi ce qui donne cette touche spéciale à cette scène… On voit d’ailleurs le retour en force du jamman, matériel qui sert à sampler sa propre guitare, c'est-à-dire qui enregistre quelques mesures et les répète en boucle, on peut donc s’accompagner tout seul, enregistrer la rythmique, faire des chœurs, etc. et ainsi étoffer la musique en étant pourtant tout seul avec une guitare (à cet égard, je vous conseille de voir la démonstration que fait -M- dans le dvd le tour de -M-). Anaïs, révélation printemps de Bourges 2005, a ainsi pu enregistrer un album simple, en live, seule à la guitare et cela reflète bien son univers.

Mais la caractéristique de cette scène, c’est aussi la place faite aux textes. Ce sont des petites histoires, souvent teintées d’humour, quelques fois malicieuses et surtout originales.

Olivia Ruiz fait aussi partie de ce renouveau de la scène. Après avoir participé à la star academy, elle a su se construire une petite carrière et notoriété, sans l’appui des médias. Elle a collaboré avec Juliette, qui connaît d’ailleurs un regain de succès ou du moins d’intérêt depuis deux albums (et a été récompensée comme artiste féminine de l'année aux dernières Victoires de la Musique)

Bref, les femmes ont le vents en poupe, et pas qu’en France (Des millions de gens se sont laissés envoûter par la voix jazzy de Norah Jones, Feist a vendu moins de disques mais a été récompensée par deux grammy awards, Bebe, dans un style un peu plus dynamique a connu un gros succès en Espagne, etc.). En plus de jouer de leur féminité et/ou de leur humour, elle manie bien les mots, ont une présence scénique, du charisme même teinté de timidité et de réserve…c’est ce qui fait aussi tout le charme de leurs musiques.

Quelques albums :

Anaïs – the cheap show, live in marseille

Premier Album solo de cette chanteuse qui s’exerce à merveille dans un univers délirant, des chansons réalistes comiques qui nous font penser à Bénabar.

En plus de paroles remplie d’humour, cet album est aussi agrémentée de parodies, à commencer par celle de Linda Lemay (« même si la vie c’pas du fois gras » ) et d’autres allusions dans différents morceaux (rap-collectif ; intermède : et pendant ce temps là sur mtv)

Bref, un album sympa à écouter qui nous donne envie d’aller la voir en concert (en avril à Nantes).


Bebe – Pafuera telarañas

Chanteuse madrilène qui connaît un joli succès en Espagne mais qui malheureusement ne fera pas beaucoup de concerts en France…

Son album est pétillant, on sent la chaleur hispanique. Après un premier morceau tout en retenue, les guitares se rythment un peu plus, virent parfois au ska-rocksteady, et les arrangements nous rappellent quelques fois Manu Chao (il y a quand même beaucoup moins de mimiques, samples, etc. ça reste très naturel). Même si ce n’est pas une chanteuse engagée, elle n’est pas étrangère aux problèmes sociaux (violence conjugale notamment) mais préfère la musique aux discours politiques. A découvrir et écouter en boucle. En plus, ça fait travailler notre espagnol.


FeistLet It Die

Il est très probable que vous connaissiez Feist sans savoir que c’est elle, une de ses chansons, Mushaboom, sert en effet de musique de fond dans la campagne de pub du nouveau parfum Lacoste.

Feist nous séduit par sa voix et un accompagnement dépouillé à la guitare pendant « Gate Keeper », morceau qui ouvre l’album. Elle diversifie les styles, passant même par une reprise des Bee Gees à sa façon (« inside out »). Un album calme, reposant, envoûtant. Avec sa voix légèrement cristalline, on ne peut qu’être charmé…



mardi, avril 11, 2006

Québec, vous avez dit Québec ?

Ceci est un article paru dans le Shamrock Mag #19. Il a été légèrement modifié depuis et sera agrémenté d'extraits audio pour avir un meilleur aperçu des groupes cités.
***

La scène québécoise reste largement méconnue du public français. En effet, quand on dit chanson québécoise, ce sont surtout des chanteuses à voix comme Céline Dion, Isabelle Boulay, Marilou ou des chanteurs issus de comédies musicales qui nous viennent à l’esprit. Pourtant, la scène alternative regorge de bons petits groupes qui ont un accent plus ou moins prononcé.

C’est la venue des Cowboys Fringants en France, groupe phare de la scène rock dans le pays de la poutine, qui nous donne l’occasion de découvrir cette scène.

Commençons donc par les Cowboys Fringants, groupe qui est parti à la conquête de l’est depuis 2 ans, qui a d’abord posé ses valises à Paris et qui maintenant tourne à travers la France et fait quelques haltes en Belgique.

Les Cowboys Fringants (CF pour les intimes) sont fiers d’être québécois, ils chantent en joual (langage populaire québécois, ostie d’tabarnak) et alternent chansons engagées (soucieuses de la situation politico économico écologique québécoise), chansons festives (où on retrouve des personnages récurrents à travers leurs différents albums), et ballades tranquilles. Musicalement, on pourrait dire que ce sont des cousins de Louise Attaque (premier et deuxième album), avec un accent et des expressions bizarres en plus.

Ils ont 4 albums à leur actif plus un live cd/dvd qui devraient être disponibles en fnac. A noter cependant que leur dernier album, la grand messe, a connu une certaine médiatisation et un bon soutien de la fnac, entre autre. Et la présence (judicieuse) d’un lexique de la langue québécoise accompagnant le livret de paroles montre qu’ils commencent sérieusement à s’intéresser au public français. Bref, c’est vraiment un groupe à découvrir, ils rendent bien en concert et sont vraiment sympathiques. Alors ne soyez pas rebuté par leur nom et osez y jeter un œil si jamais ils passent près de chez vous (pas avant le printemps ou l’été à mon avis, à l’heure de la sortie du magazine, ils doivent être repartis dans leur belle province où leurs concerts sont très souvent complets).

extrait musical proposé : Joyeux Calvaire, sur Break Syndical


Pour ceux qui sont séduits par l’accent du lac st-jean, voici quelques groupes à découvrir :
Les Vulgaires Machins
: un groupe plus punk basique, avec des paroles punk basique (prenons un exemple : j’fais d’la poudre, pour travailler plus, pour faire plus d’argent, pour faire plus de poudre, pour travailler plus, pour faire plus d’argent, pour faire plus de poudre, etc.) Leurs albums étaient disponibles chez des grands disquaires (que l’on peut trouver dans l’ancienne Bourse) car ils ont fait des premières parties des Wampas ou de la Ruda Salska. Ils ne sont pas très actifs ces derniers temps paraît-il mais ils ont fait une apparition en invité lors d’un concert caritatif organisé par les cowboys fringants.

Toujours en groupe québécois qui essaie de percer en France, il existe les Trois Accords qui font du rock un peu basique (comme leur nom l’indique) et les paroles sont dans le registre de l’humour. Un de leur clip a été diffusé sur une chaine hertzienne dite musicale (qui monte qui monte), ils ont aussi été groupe découverte sur le mouv’ et ont fait un concert à Paris en octobre.

extrait musical proposé : Hawaïenne, sur Gros mammouth



Deux autres groupes commencent à voir un petit succès en France, ils jouent plus de la pop rock assez tranquille et n’ont presque pas d’accent (ce qui facilite l’entrée sur le marché français). Il s’agit de Dumas (qui faisait dernièrement les premières parties des cowboys fringants en France) et Stefie Shockun homme à la mer pour chaque fille amère »).
On peut aussi ajouter Pierre Lapointe qui ne bénéficie pas de distribution en France pour le moment, ni de spot tv, mais qui vient faire quelques apparitions sur le vieux continent en avril. Il fait plus dans la chanson, souvent en piano-voix, même s’il diversifie les styles musicaux au fur et à mesure de ses albums (deux pour le moment).
(extraits musicaux prochainement disponibles : J'erre de Dumas, Un homme à la mer de Stefie Shock, Place des abbesses de Pierre Lapointe )

Les autres groupes sont restés dans l’enceinte québécoise mais si certains veulent découvrir….
Les colocs est un groupe culte qui a marqué le rock alternatif (ce groupe n’existe plus suite au suicide du chanteur, qui avait du mal a supporté le succès), ça part quelques fois en ska, en reggae, en rock, en acoustique tout calme, bref, ils touchent à différents styles et était vraiment un groupe de scène. Les thèmes des chansons parlent souvent de la vie en banlieue, les changements de société, l'amour et la drogue, le sida (le bassiste est mort du sida aussi).

extrait musical proposé : la chanson du scorpion, sur Atrocetomique



Mononc’Serge : il faisait partie des colocs mais sa musique est beaucoup plus trash, du rock avec des paroles parfois engagés, souvent satyriques et des clips à la south park. Il appuie là où ça fait mal, ses chansons sont parfois des petites chroniques d’actualité (mononc’serge chante ’97, Mononc’Serge chante ’98), c’est habilement écrit…Il développe ses concerts sous différentes formes, allant de seul à la guitare sèche à accompagner d’un groupe de métal…
Il est à la musique ce que Dupontel est au cinéma : du trash burlesque

extrait musical proposé : le caniche, sur 13 tounes trash



Loco Locass c'est du rap funk, très engagé, souverainiste, indépendantiste et tout ce qu'on veut...des textes bien écrits quand on les comprend, beaucoup de référence historiques et politiques. Même ceux qui ne sont pas trop rap pourront accrocher à la musique de ce groupe.
(extrait musical prochainement disponible : libérez-nous des libéraux, sur Amour Oral )


Mes aïeux, c'est plus traditionnel, parfois bretonnant (des airs d’an dro parfois, la prison de Nantes devient la prison de Londres,…), il y a peu d’accent mais on repère les expressions locales. C’est sympathique à écouter, du « rocklore » diront certains.
(extrait musical proposé : le yâbe est dans la cabane, sur Entre les branches


Et voilà déjà de quoi vous donner un aperçu de la scène québécoise. Et pour ceux qui veulent un petit bonus, il existe aussi les traditionnels : Félix Leclerc (un peu le Brassens québécois pour la musique et la voix, c’est LA référence, LE modèle québécois…d’ailleurs, les victoire de la musique là-bas, ça s’appelle, les Félix, en hommage à Félix Leclerc), Robert Charlebois, toujours actif à ce jour, il a été le premier à chanter en joual et est un exemple aussi pour beaucoup de groupes rock actuels, Gilles Vigneaud….

Et si vous êtes vraiment curieux, essayez de découvrir Jean Leloup, GrimSkunk, WD40, Henri Band, Plume Latraverse, Groovy Aardwark, Pépé et sa guitare, les Batteux Slaques, les Dales Hawerchuk Jorane, Marah Tremblay, Marie-Joe Thériot, etc.
(extraits musicaux prochainement disponibles : Dales Hawerchuk, WD-40, Pépé et sa guitare )


Une des chansons les plus connues de Felix Leclerc : Le petit bonheur



La même chanson revisitée par Groovy Aardvark


samedi, avril 08, 2006

brikabrock, kezako ?

Brikabrock, qu'est-ce donc ?
Ce nom fut d'abord trouvé lors de mon cours "initiation aux techniques du commerce électronique", on devait créer un blog, vendant ou faisant la promotion d'un produit de notre choix.
Pr moi, ce fut de la musique.
Mais bon, ne pouvant pas mettre ce que je voulais dans ce blog (il fallait que je me limite au cadre du cours), j'ai décidé de prendre le même nom et d'élargir le champs d'action.

Bref, ici, il y aura des chroniques culturelles en tout genre, les articles que j'ai écrit pour shamrock mag...et peut-être d'autres trucs.
C'est un bric-à-brac culturel, on y trouve de tout de bric et de broc ^^